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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 01:11


Unité


Par-dessus l'horizon aux collines brunies,

Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,

Se penchait sur la terre à l'heure du couchant ;



Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ,

Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle,

Blanche épanouissait sa candide auréole ;

Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,

Regardait fixement, dans l'éternel azur,

Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.



«Et, moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle.


Victor HUGO (1802-1885) 
(Recueil : Les contemplations)

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 23:05

Pour vos beaux yeux et vostre beau visage


Pour vos beaux yeux et vostre beau visage,
Et la douceur de ce divin langage
Dont vous tenez tout le monde enchanté,
Cloris, on doit souffrir vostre fierté,
Et prés de vous avoir moins de courage.

Il est donc vray, que je ne fus pas sage,
De ne pouvoir endurer un outrage,
Moy que l'Amour tient si bien arresté
Pour vos beaux yeux.

A tout souffrir desormais je m'engage,
Et dans les fers d'un eternel servage,
Et les rigueurs de vostre cruauté,
Je chanteray vostre extrême beauté,
Et je ferois mille fois davantage
Pour vos beaux yeux.

Vincent Voiture (1597-1648)





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